Préalable
Alain Boquet est l’un de mes cyber-correspondants les plus assidus depuis 2003, année du quarantième anniversaire de la disparition de John F. Kennedy. Les deux premières années nos cyber-échanges ont toujours eu lieu sur des Forums francophones dédiés à l'assassinat de JFK.
Bien que nous ne partagions pas les mêmes idées quant aux circonstances de l’assassinat, nous avons un respect mutuel et divers centres d’intérêts en communs sur
"l’affaire Kennedy". Dès lors, nous avons décidé, sur une idée d’Alain, de collaborer pour vous présenter cette page. Avant de vous présenter Alain plus en détail, je tiens à préciser que j’ai rarement eu l’occasion de communiquer avec une personne d’expression francophone aussi compétente sur le sujet qui nous occupe.
Cette page est évolutive et sera mise à jour régulièrement.
N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques et commentaires,
les envois les plus intéressants seront postés ici même.
Bonne lecture...
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| Marcel
Dehaeseleer
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Alain Boquet se présente en quelques
lignes...
En 1988 - ou peut être était-ce 1989 ? - j’ai pu voir sur feu la Cinq
"The Men Who Killed
Kennedy". Le reportage était très intéressant et convaincant, tout du moins du point de vue de mes connaissances d’alors sur l’affaire. Ce qui m’a le plus bluffé dans ce documentaire, c’est l’épilogue:
en 3 minutes, il démontait l’hypothèse (la piste corse) développée pendant l’émission. Ces trois dernières minutes ont ainsi forgé mon approche de l’affaire:
AUSSI CONVAINCANTE SOIT-ELLE, TOUTE INFORMATION DOIT ETRE VERIFIEE !
J’ai par la suite consommé, au cours des années qui ont suivi, des reportages sur l’affaire et bien entendu vu le film JFK. Ensuite, vers la fin des années 90, j’ai vu un énième reportage sur l’affaire. Mais celui-ci était différent,
il présentait Lee Harvey Oswald comme seul tireur ! Après avoir vu défilé devant mes yeux des reportages présentant toutes les thèses, j’ai décidé de ne plus rester passif mais de devenir actif au sein de la communauté des
Chercheurs;
j’allais faire mes propres recherches sur l’affaire, pour arriver à mes conclusions, basées sur l’ensemble des preuves et non plus juste celles que l’on voulait bien nous présenter. J’ai depuis lors dévoré en grande partie le
Rapport Warren et ses 26 volumes d’annexes, le Rapport du HSCA et ses 13 volumes d’annexes, y-compris le
Rapport
Lopez et certains documents officiels déclassifiés par le Gouvernement U.S. dans les années 90 (principalement les
documents relatifs à l’autopsie de John F. Kennedy.)
Pour les personnes intéressées par l’assassinat de Kennedy, bon nombre de témoins sont connus - tout au moins les déclarations de ces témoins. Car, si certaines personnes présentes sur Dealey Plaza ce jour là sont reconnaissables - Jean Hill,
"The Lady In
Red" par exemple - beaucoup de ces témoins sont moins connus et il est plus difficile de les situer sur les photos tirées le jour de l’assassinat sur Dealey Plaza.
J’ai donc entrepris le recensement photographique de ces témoins.
Par ailleurs, j’ai également recensé leurs premières déclarations officielles, concernant le nombre de tirs et leur origine. Je me suis volontairement limité aux déclarations officielles quand cela était possible (police de Dallas, bureau du shérif de Dallas, FBI et commission Warren.)
Il est donc possible que pour certains témoins, de déclarations ultérieures, officielles ou faites à des chercheurs, différent de ce que je présente ici.
Pour les témoins non interrogés par des organismes officiels, j’ai été obligé de me baser sur des articles de journaux ou des interviews faites par des chercheurs de l’époque ou
effectuées de nombreuses années après les faits.
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Alain Boquet
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Les
témoins de l'assassinat photographiés sur Dealey Plaza
Par Alain Boquet - Illustration Marcel
Dehaeseleer |
Voici un panorama du côté sud d’Elm Street (sur la gauche de la limousine Présidentielle.) Il s’agit d’un montage fait à partir d’images du
film double 8mm d’Abraham Zapruder. Nous voyons tout d’abord
Charles Brehm et son fils Joe, âgé de 5 ans.
Charles Brehm a entendu trois tirs, qui venaient, selon lui, d’un des deux bâtiments situés au croisement de Houston Street et Elm Street.
[Source]
Derrière Brehm, celle que l'on a baptisé "Babushka Lady" est visible,
son visage est dissimulé par ce qui semble être un appareil photo ou une caméra. Elle n’a jamais été formellement identifiée
(Beverly
Oliver prétendra des années plus tard être
Babushka Lady.)
Un peu plus loin, nous voyons un groupe de deux femmes. Jean Hill,
"la femme en rouge", elle entend d’abord deux tirs, puis elle entend trois ou quatre autre tirs. Elle pense que ces derniers correspondent à une riposte des agents des Services Secrets. Elle voit alors des personnes se diriger vers la palissade et décide de les suivre.
[Source]
Devant la commission Warren, elle maintiendra ce témoignage. Selon elle, il y a eu trios tirs, puis une riposte de trois tirs de la part des agents des Services Secrets.
[Source]
Mary Moorman, elle a entendu entre trois et quatre tirs, sans préciser leur origine
[Source]
Un jour plus tard, le 23 novembre, elle dira aux agents du FBI, avoir entendu deux ou trois tirs, sans préciser leur origine.
[Source]
On voit également une femme se rapprochant à grandes enjambées, elle porte un jean et
un imperméable beige, il s’agit de Toni Foster. |

Composite réalisé à l'aide de deux images juxtaposées du film de
Zapruder
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On peut également
voir Toni Foster de dos sur la cinquième photo de
Charles Leslie Bronson.
A noter que sur cette photo, on voit également, de dos et de gauche à droite:
Mary Moorman et Jean Hill, Charles et Joe Brehm,
Babushka lady.
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Portion recadrée de la cinquième photo de Charles Leslie
Bronson
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Si Toni Foster court c’est parce qu’elle vient du
carrefour formé par Houston et Main Street, comme on peut le voir sur l’image
ci-contre, celle-ci est extraite du film de Charles L.
Bronson. Cette séquence est antérieure à l'arrivée du
cortège Présidentiel sur Dealey Plaza.
On peut également voir sur cette même image Charles Brehm
- qui s’est ensuite également rendu le long d’Elm Street
- ainsi que la famille Willis.
Toni Foster n’a jamais été interrogé par la police, le FBI, la commission Warren, le HSCA ou par des chercheurs. C’est seulement à la fin des années 90 que
Debra Conway recueillit son témoignage dans lequel elle expliqua avoir entendu 4 tirs. Pour elle, les tirs venaient de l’arrière.
Cette conviction est basée sur ce qu’elle a entendu et sur la blessure du président situé vers l’arrière de la tête (blessure d’entrée selon elle) pour arriver à cette conclusion.
[Source] |
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| Image
du film de Charles L. Bronson |
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Image du film de Zapruder (Zf-346) |
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De
retour sur les images du film de Zapruder, nous arrivons sur
un groupe de 3 personnes.
L’homme sur la gauche avec un appareil photo sur le torse
est Richard Oscar Bothun. Il n’a jamais été
interrogé et n’a malheureusement pas pris de photo au
moment du passage de la limousine devant lui. Il a attendu
plusieurs dizaines de secondes après le dernier tir pour
photographier la scène.
Sur la gauche de Bothun, on voit James Altgens. Il a
été interrogé pour la première fois par le FBI le 2 juin
1964. Il précise qu’il ne sait pas exactement combien de
tirs il y a eu, car il n’y prêtait pas véritablement
attention. Mais pour lui, les tirs venaient de derrière la
limousine. [Source]
Devant la commission Warren, il dira être certain d’avoir
entendu un tir, puis le tir fatal, sans pouvoir préciser s’il
y eu un tir entre les deux ou combien il y en a eu. Il
précisera toutefois que les tirs venaient du croisement de
Elm Street avec le prolongement de Houston Street situé
devant le TSBD. [Source]
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L’homme
en train de s’allonger - à la droite d’Algtens - est Malcolm
Summers. Il a clairement entendu deux tirs, puis il a plongé
sur le sol pour se protéger. Il ne précise pas la provenance de ces tirs, mais il dit que beaucoup de personnes ont couru vers la palissade.
[Source]
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Enfin, en continuant sur la droite le long d’Elm Street, nous arrivons à la famille
Franzen.
Jack Franzen a entendu trois ou quatre tirs. Il n’a pas pu dire d’où venaient ces tirs, mais il a pensé, vu l’activité au niveau de la palissade, qu’ils provenaient de cette direction.
[Source]
Son épouse, quant à elle, a entendu trois tirs. Mais elle n’a pas précisé leur origine. Elle dira toutefois qu’elle supposait qu’ils venaient du TSBD en raison des policiers qui étaient rassemblés à ce niveau.
[Source] |
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Image du film de Zapruder (Zf-367)
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Précision
de M. Dehaeseleer: L’homme situé à gauche de la famille Franzen reste à ce jour non-identifié. Certains chercheurs l’ont baptisé
"Gin and Tonic Man" car celui-ci semble tenir un verre
de ce breuvage dans la main droite.
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| Un peu plus loin le long, au niveau de commerce Street et à proximité du triple underpass, nous avons
James Tague et John Dolan. ces deux témoins
peuvent être isolés sur la photo de Frank Cancellare ci-dessous. |

Portion recadrée de la photo de Frank Cancellare
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James Tague a été interrogé la première fois par le FBI le 16 décembre 1963. Il a entendu
trois tirs sans pouvoir préciser la provenance de ceux-ci.
[Source]
John Dolan a également été interrogé par le FBI le 17 décembre 1963. Il a entendu trois tirs, sans pouvoir dire d’où ils venaient.
[Source]
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John Dolan et James Tague |
Dans la page suivante nous allons nous intéresser aux témoins situés de l’autre coté de Elm Street, c’est-à-dire à droite par rapport au sens de la marche de la limousine Présidentielle.
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